Article mis en avant

PROCHAINES SOIREES PUBLIQUES

Samedi 25 Novembre 2017

Observation du ciel et de la Lune  en début de soirée à partir

de 19 h 30

Adultes : 4 € – Enfants (-12 ans) 2,50 €

Il n’y aura pas de soirée publiques en Décembre. Elles reprendront en Janvier

taingong 1

Taingong 1  la station spatiale peut-elle nous tomber sur la tête ?

Le laboratoire chinois doit venir s’écraser sur la terre en fin 2017 début 2018.Il rejoindra peut-être la longue liste des rebuts dans le cimetière des engins spatiaux, ou sur notre tête.

La probabilité pour que les débris tombent dans une zone habitée est très faible, car « la surface du globe est constituée à 70 % d’eau, 8 % de désert, 5 % de jungle, rappelle l’expert. Et, dans ce cas particulier, l’inclinaison de l’orbite de Tiangong 1, de 42,7 degrés, exclut la possibilité d’un atterrissage en france métropolitaine ! » Ouf, nous voilà rassurés.

 

pour plus d info

http://www.satflare.com/track.asp?q=37820#TOP

Dawn explore l’évolution de l’intérieur de Cérès

Les caractéristiques de surface sur Cérès – le plus grand monde entre Mars et Jupiter – et son évolution intérieure ont une relation plus étroite qu’on ne pourrait le penser.

Une étude récente, publiée dans Geophysical Research Letters, a analysé les caractéristiques de surface de Cérès pour révéler des indices sur l’évolution de l’intérieur de la planète naine. Plus précisément, l’étude a exploré les caractéristiques linéaires – les chaînes de fossés et les petits cratères secondaires communs sur Cérès.

Les résultats s’accordent avec l’idée que, il y a des centaines de millions d’années (jusqu’à un milliard d’années), les matériaux sous la surface de Cérès poussaient vers l’extérieur, en créant des fractures dans la croûte.

« Alors que ce matériau remontait sous la surface de Cérès, des parties de la couche externe de Cérès ont été séparées, en formant les fractures », a déclaré Jennifer Scully, auteur principal et associé de l’équipe scientifique Dawn au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena en Californie.

L’indication du matériau surgissant de la surface de Cérès permet d’établir une autre perspective sur la façon dont la planète naine a pu évoluer.

À la recherche d’une aiguille dans une botte de foin

Les scientifiques de Dawn ont généré une carte de plus de 2 000 entités linéaires sur Cérès, d’une longueur supérieure à 0,6 mile (un kilomètre), situées à l’extérieur des cratères d’impact. Les scientifiques ont interprété les observations de Dawn sur deux types de traits linéaires pour mieux comprendre leur lien avec le matériau éjecté. Les chaînes de cratères secondaires, la plus commune des caractéristiques linéaires, sont de longues chaînes de dépressions circulaires créées par des fragments jetés hors des grands cratères d’impact lorsqu’ils se sont formés sur Cérès. Les chaînes de fossés, d’autre part, sont des expressions de surface des fractures souterraines.

Parmi les deux caractéristiques, seules les chaînes de puits donnent un aperçu de l’évolution de l’intérieur de Cérès. Scully a déclaré que le plus grand défi de l’étude était la différenciation entre les chaînes de cratères secondaires et les chaînes de puits. Bien que les caractéristiques soient remarquablement similaires, les chercheurs ont pu les distinguer en fonction de leurs formes détaillées. Par exemple, les cratères secondaires sont relativement plus arrondis que les chaînes de fossés, qui sont plus irrégulières. De plus, les chaînes de puits n’ont pas de rebords surélevés, alors qu’il y a généralement une jante autour des cratères secondaires.

Comment les caractéristiques ont-elles été formées ?

Bien qu’il soit possible que le gel d’un océan souterrain global ait formé les fractures, ce scénario est peu probable, car les emplacements des chaînes de puits ne sont pas uniformément dispersés à la surface de Cérès. Il est également peu probable que les fractures formées par les contraintes proviennent d’un impact important car il n’y a aucune preuve sur Cérès d’impacts suffisamment importants pour générer des fractures de cette ampleur. L’explication la plus probable, selon les scientifiques de Dawn, est qu’une région de matériel éjecté a formé les chaînes de puits. Le matériau peut être remonté de l’intérieur de Cérès parce qu’il est moins dense que les matériaux environnants.

Les scientifiques de Dawn ont hâte de voir comment ces caractéristiques aideront d’autres chercheurs à modéliser l’évolution de l’intérieur de Cérès, ce qui permet de vérifier si des remontées d’eau ont pu se produire près des fractures.

Traduit par Bernard Candela à partir de JPL News

Recherche animateurs astronomie

Le club Antarès recherche des animateurs bénévoles pour animations de soirées d’observation. Une connaissance de base de l’astronomie est nécessaire. La formation pour utiliser les télescopes de l’observatoire sera assurée. Une connaissance de l’informatique et du logiciel PowerPoint est souhaitable. Adresser votre candidature à observatoire.antares@free.fr

le ciel en novembre.

Deux célèbres galaxies membres du groupe local, règnent dans la région: il s’agit de m31 dans Andromède et de m 33 dans le Triangle.

En attendant les Pléiades, c’est le plus célèbre amas stellaire ouvert, pour nous faire patienter,de l’arrivée des Hyades d Aldébaran et plus tard la constellation d’Orion et sa nébuleuse.

 

La nouvelle coupole du Club Antarès

La nouvelle coupole de 2,30 m de diamètre a été installée sur la terrasse de l’observatoire. Elle abritera un télescope C11 de 280 mm de diamètre et elle servira pour les travaux scientifiques du Club. Elle devrait entrer en fonction début Novembre.

Les membres  du club pendant l’installation de la coupole supervisée par l’ingénieur Marvelle (en noir sur la photo).

Animation de la surface et de l’atmosphère d’Antarès réalisée à partir d’une vue d’artiste inspirée des observations de l’astronome Keiichi Ohnaka

 

 

Des chercheurs ont obtenu une image d’une résolution exceptionnelle de l’étoile supergéante rouge du Scorpion.


En utilisant des télescopes de l’observatoire européen austral du Cerro Paranal (Chili) en mode interférométrique (VLTI), pour obtenir une résolution comparable à celle d’un miroir de 82 m de diamètre, associé à l’instrument AMBER qui opère dans le proche infrarouge, des astronomes ont obtenu l’image du disque d’Antarès du Scorpion, l’une des étoiles les plus brillantes de la voûte céleste. Ce n’est pas la première fois que des astronomes parviennent à mettre en évidence le disque d’une autre étoile que le Soleil – le télescope spatial Hubble a dévoilé le contour de Bételgeuse d’Orion il y a plus d’une vingtaine d’année et des observations récentes avec le radiotélescope ALMA ont révélé des différences de température dans son immense atmosphère (Astronomy & Astrophysics) –, mais c’est la première fois que nous pouvons contempler une image aussi détaillée du disque d’une autre étoile que le Soleil.
ESO/Keiichi Ohnaka

Située à 550 années-lumière de nous, Antarès est une étoile gigantesque, au moins 12 à 15 fois plus massive et 10 000 fois plus lumineuse que le Soleil : si elle était placée au centre du Système solaire, ses couches externes engloutiraient les orbites de Mercure, de Vénus, de la Terre et de Mars ! Antarès est ce que les astronomes appellent une supergéante rouge – l’un des derniers stades de l’évolution des étoiles les plus massives – et elle se transformera en supernova d’ici à un million d’années, soit très rapidement à l’échelle astronomique. Pour l’heure, Antarès disperse généreusement sa matière et crée une nébuleuse de plus en plus vaste autour d’elle ; les astronomes estiment qu’elle aurait déjà éjecté l’équivalent de trois fois la masse du Soleil, mais le processus à l’œuvre n’est pas encore bien compris.

Une équipe dirigée par l’astronome Keiichi Ohnaka (Instituto de Astronomia, Universidad Católica del Norte, Antofagasta, Chili) a récemment observé Antarès à très haute résolution en proche infrarouge avec l’instrument AMBER de l’interféromètre VLTI de l’observatoire européen austral du Cerro Paranal (Chili). L’article que cette équipe a publié dans la revue Nature est un premier pas vers la compréhension de ce processus. Keiichi Ohnaka et ses collègues ont en effet réussi à dresser la carte des vitesses relatives des masses gazeuses à la surface d’Antarès et dans son atmosphère, qui s’étend jusqu’à 1,7 rayon stellaire, ce qui n’avait jamais été fait pour une autre étoile que le Soleil. Ils ont ainsi mis en évidence d’immenses masses gazeuses qui montent et descendent dans l’atmosphère avec des vitesses pouvant varier de – 20 à + 20 km/s sur la ligne de visée et ils ont pu obtenir l’image la plus détaillée à ce jour du disque d’Antarès.

L’analyse de ces données montre que cette étoile supergéante rouge n’expulse pas sa matière d’une manière régulière, comme sous l’action d’un puissant vent stellaire homogène, mais d’une manière turbulente, aléatoire. « Notre carte montre que les mouvements des gaz dans l’atmosphère sont chaotiques et ne peuvent pas être expliqués uniquement par la convection, précise Keiichi Ohnaka. Nous ne savons pas si ces mouvements sont liés à des fluctuations du champ magnétique, comme dans le Soleil, ou à un autre processus. Des observations complémentaires seront nécessaires pour tester les idées que nous pouvons avoir. » Ces astronomes vont notamment tenter d’obtenir des cartes des vitesses des déplacements gazeux à différentes profondeurs dans l’atmosphère d’Antarès, afin d’en construire une carte tridimensionnelle. Cela pourrait permettre d’identifier la source des mouvements turbulents et de comprendre le processus par lequel une étoile supergéante rouge comme Antarès disperse de telles quantités de matière.

le ciel en octobre

Il existe dans le ciel des constellations typiques de chaque saison.
En automne,le carré de l automne est plus particuliérement remarquable.
Formé par les constellations d’Andromède et de Pégase,
il se trouve en octobre exactement au zénith, c’est-à-dire à la verticale de l’observateur.

Suite de la soirée du 21 septembre

Pour retrouver l’historique de l’extraordinaire mission Cassini-Huygens depuis son lancement en 1997, voici une chronologie.

Depuis son lancement en 1997, la mission Cassini-Huygens a connu bien des succès. © Nasa/JPL/Space Science Institute

Retrouvez la chronologie complète de la mission Cassini-Huygens sur le site de la Nasa.

  • 15 octobre 1997, lancement de la sonde par une fusée titan 4-B Centaur depuis Cap Canaveral à 08 h 43 TU.
  • 09 novembre 1997, première correction de trajectoire.
  • 27 mars 1998, la sonde Cassini-Huygens est au périhélie à 0,67 UA du soleil.
  • 26 avril 1998survol de Vénus à 284 km de la surface (première assistance gravitationnelle.) Cassini se trouve à 136 millions de km de la Terre. Gain de vitesse 7 km/s, (accélération de 26.000 km/h) vitesse obtenue 39 km/s (141.000 km/h).
  • 03 décembre 1998, correction de trajectoire, la sonde se trouve alors à l’aphélie légèrement au-delà de l’orbite de Mars, le moteur principal est allumé pendant 90 mn pour freiner la vitesse de 450 m/s. Sa vitesse par rapport au Soleil passe de 67.860 km/h à 66.240 km/h. Le but de cette manœuvre est de placer Cassini sur une trajectoire qui la ramène vers Vénus.
  • 04 février 1999, le moteur principal du vaisseau est mis à feu pendant 2 mn pour effectuer une correction de trajectoire.
  • 18 mai 1999, 6e correction de trajectoire, la sonde est de retour à l’intérieur de l’orbite terrestre.
  • 24 juin 1999, survol de Vénus à 20 h 30 TU à 598 km au-dessus de sa surface pour assistance gravitationnelle, vitesse 13,6 km/s (48.960 km/h).
Un jet passe sur l'hémisphère nord de Saturne (vue en fausses couleurs). © Nasa/JPL-Caltech/SSI
  • 29 juin 1999, la sonde Cassini-Huygens est au périhélie à 0,72 UA du soleil.
  • 18 août 1999, après avoir fait deux fois le tour du soleil, La sonde frôle la Terre à 1.171 km d’altitude à 03 h 28 TU au-dessus du Sud-est pacifique. Quatre corrections de trajectoire ont été effectuées successivement les 04 et 19 juillet ainsi que les 02 et 11 août pour amener Cassini à survoler notre planète à la bonne distance. À cette occasion, elle mesure son champ magnétiqueet prend des photographies de la Lune. Cette assistance gravitationnelle lui octroie une vitesse maximale de 19,1 km/s soit 68.760 km/h (gain de 5,5 km/s).
  • 31 août 1999, correction de trajectoire, 72 s de combustion.
  • 17 décembre 1999, Cassini entre dans la ceinture principale d’astéroïdes après avoir parcouru près de 2 milliards de km. Elle est la septième sonde à traverser cette ceinture.
  • 23 janvier 2000, à 09 h 35 TU la sonde passe à 1,5 million de km de l’astéroïde 2685 Masursky, elle en profite pour le photographier et mesurer sa taille (diamètre compris entre 15 et 20 km) et son albédo à l’aide de trois de ses instruments.
  • 15 avril 2000, la sonde sort de la ceinture d’astéroïdes.
  • 14 juin 2000, le moteur principal est mis à feu durant moins de 6 s, cette 14e correction de trajectoire est effectuée en prévision de l’observation du satellite Phoebé en juin 2004.
  • 04 octobre 2000, à 15 h 26 TU la première image noir et blanc de Jupiter est prise à une distance de 84,1 millions de km de la planète. Les plus petits détails font 500 km.
  • 10 octobre 2000, première image couleur de Jupiter.
  • 30 décembre 2000, passage au large de Jupiter, à 03 h 00 TU à 9.721 millions de km, manœuvre d’assistance gravitationnelle. Cassini en profite pour faire de nombreuses observations du système jovien et ce jusqu’à fin mars 2001. Elle réalise notamment des images en haute résolution des nuages et des ouragans de la planète géante et étudie sa magnétosphère. Pour la première fois les effets du vent solaire sont observés. La sonde obtient alors sa plus forte accélération, vitesse acquise 47 km/s (169.200 km/h).
Le pôle sud de Jupiter comme on ne l'avait jamais vu. L'image est une mosaïque de photographies prises par la sonde Cassini les 11 et 12 décembre 2000. Un point de vue indédit. On remarque la Grande tache rouge. © Nasa, JPL, Caltech
  • 28 février 2001, 17e correction de trajectoire, le moteur principal est mis à feu pendant 5,4 s pour affiner la trajectoire résultant de la manœuvre du 30 décembre dernier.
  • Avril 2002, l’allumage du moteur principal pendant 9,8 s corrige la trajectoire de Cassini-Huygens qui se trouve à 3 milliards de km de la Terre.
  • 01 novembre 2002, une première image de Saturne est prise par la caméra de la sonde à 285 millions de km de la planète géante.
  • Février 2004, début des observations de Saturne à 70 millions de km de la planète.
  • 11 juin 2004, survol de Phoebé à 2.000 km d’altitude.
  • 01 juillet 2004, après avoir parcouru 3,2 milliards de km durant 6 ans et 8 mois ½, la sonde arrive à destination et se place en orbite d’insertion autour de Saturne. Elle passe au plus près de la planète géante à 60.330 km, vitesse d’approche 5,2 km/s (18 720 km/h). Premières images.
  • 02 juillet 2004, passe au large de Titan à la distance de 339.000 km, début de l’étude rapprochée du satellite jusqu’en février 2005.
  • 27 août 2004, Cassini passe à l’apogée de Saturne à 9 millions de km de la planète.
  • 26 octobre 2004, premier survol rapproché de Titan et premières images; voir cette actualité (images de Titan et de son atmosphère).
14 janvier 2005, Titan, 16 km au-dessus de la surface. Le module Huygens est en train de descendre sous parachutes. Cette image montre un réseau de rivières et de fleuves, alimentant des lacs, voire des mers. Ce n'est pas de l'eau (il fait -180° au sol), mais du méthane (plutôt que de l'éthane, la question se posait avant cette exploration). Les astronomes sont surpris. « On n'y comprend rien » dira André Brahic, présent à une soirée publique à la Cité des sciences et de l'industrie au moment de l'arrivée de ces images, en direct et en public. © JPL, ESA
  • 24 décembre 2004, le module Huygens se détache de Cassini et se dirige vers Titan.
  • 14 janvier 2005, Huygens plonge dans l’atmosphère de Titan. La journée est historique. Durant toute la descente, de plus de deux heures et demie, plusieurs instruments mesurent la température, analysent l’atmosphère et prennent des photographies. Sur les deux canaux de transmission radio (A et B), l’un (le A) n’a malheureusement pas été activé. Les données de l’expérience de mesure des vents sont perdues. Pour les autres, la redondance sur les deux canaux permet de sauver suffisamment d’informations. Sur les 700 photos prises, 350 seront reçues sur Terre et comme elles étaient expédiées alternativement sur l’un et l’autre des canaux, le suivi de la descente est complet, même s’il manque une image sur deux.
  • 14 janvier 2005, la découverte d’un réseau fluvial avec de grandes étendues que l’on peut qualifier de lacs, sinon de mer, est une surprise. Les analyses montreront qu’il s’agit de méthane.
  • 14 janvier 2005, la première image de la surface de Titan parvient à Darmstadt, au centre de contrôle de l’ESA. Huygens s’est posé en douceur sur une surface meuble, mais suffisamment solide pour qu’il ne s’enfonce pas.
L'image monochrome, légendée, du sol de Titan, là où s'est posé Huygens. Les « cailloux », numérotés pour les besoins de l'étude, sont en fait des glaçons d'eau. © JPL, ESA
  • 31 juillet 2008, confirmation de la présence d’hydrocarbures liquides dans les lacs de Titan.
  • juin 2008, la première mission de Cassini est terminée, la deuxième commence, la mission Équinoxe.
  • septembre 2010, début de la mission Solstice. Observation de Saturne au moment du solstice d’été dans l’hémisphère sud. 155 orbites seront réalisées autour de la planète.
  • 17 octobre 2012, Cassini, alignée avec l’axe Soleil-Satunre, prend une superbe image en contre-jour montrant la planète et ses anneaux.
  • en décembre 2013, Cassini survole de nouveau le pôle nord de Saturne et y observe de nouveau l’immense structure hexagonale, mal expliquée, et qui semble étonnamment stable.
  • 2015 : entre avril et décembre, Cassini s’approche trois fois d’Encelade, lune glacée de 500 km de diamètre. En avril, elle permet la découverte de geysers s’échappant de la région polaire sud. La mission est modifiée pour assurer plusieurs autres survols. Le 28 octobre, la sonde la survole à seulement 49 km et traverse ces panaches : ils sont constitués essentiellement d’eau salée et contiennent des molécules organiques (faites de carbone, donc). La découverte démontre l’existence d’eau liquide sous la surface gelée, ce qui suppose, avec la présence de geysers, une activité surprenante au sein d’un corps aussi petit. Les exobiologistes commencent alors à s’intéresser à Encelade.
Animation de la traversée des anneaux réalisée avec 21 photographies prises par la caméra à grand angle de Cassini le 20 août 2017. © JPL, Nasa
  • avril 2017 : le « Grand Final » (« Grande Finale » en anglais), un superbe bonus après vingt ans dans l’espace. Saturne est à son solstice d’été de l’hémisphère nord. La sonde est à bout de carburant. Il ne reste plus qu’à la plonger dans l’atmosphère pour éviter le risque d’un crash sur un satellite comme Encelade ou Titan, ce qui polluerait l’endroit et pourrait compromettre de futures recherches de traces de vie ou de chimie prébiotique. La mission est finie… mais non. Car il reste encore un peu d’hydrazine pour une ultime exploration. La sonde, en s’aidant encore une fois de Titan, va resserrer ses orbites autour de Saturne et passer 22 fois entre la géante gazeuse et ses anneaux.
  • 15 septembre 2017, à la suite du 127e et dernier survol de Titan, Cassini est entrée sur une trajectoire de collision avec Saturne. La sonde commence à pénétrer dans la haute atmosphère à 35 km/s, son antenne dirigée vers la Terre pour envoyer les dernières mesures et les dernières images. Environ une minute environ plus tard (soit environ 1.500 km), ses émissions cessent. Elle a commencé à se désintegrer dans l’atmosphère et fait désormais partie de Saturne. La mission Cassini est terminée.

Remerciements à Gilbert Javaux de PGJ pour cette chronologie détaillée.

Pour aller plus loin sur la mission Cassini-Huygens, parcourez les sites indiqués.